18.06.2007

Législatives. Le Fur (PS) réélu à Lamballe-Loudéac

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Avec 52,02 % des suffrages recueillis, l’UMP Marc Le Fur conserve son siège de député. Il tord ainsi le cou à une tradition d’alternance, qui durait depuis 1981. Au soir du premier tour, avec 48,02 % des voix, la victoire face au maire socialiste de Lamballe, Loïc Cauret, semblait presque annoncée pour le sortant. Elle est donc confirmée, mais le vote du second tour a permis au candidat du PS de grappiller de nombreuses voix, passant de 34,70 % à 47,98 %, pendant que Marc Le Fur gagnait quatre points. Son adversaire a profité d’une participation en hausse, passant de 68,42 % à 70,39 %. Au fil des résultats, une progression de plus de 10 % pour le candidat PS est remarquée dans les deux principales villes, Lamballe et Loudéac. À la suite du premier tour, Loïc Cauret ne disposait pourtant que d’une faible réserve de voix de gauche. Hier soir, celui-ci affichait une certaine satisfaction, estimant même que « ce résultat est un vrai avertissement pour Marc Le Fur ». Ce dernier, qui emporte deux tiers des communes de la circonscription, reconnaît lui-même que le résultat de la consultation finale aurait pu être meilleur au regard du premier tour.
Marc Le Fur (UMP) : 52.02 %. Loïc Cauret (PS) : 47%

Second tour des législatives en Bretagne. L'avantage au PS

Le Parti socialiste qui gagne quatre sièges sort incontestablement victorieux de ce second tour des législatives en Bretagne. A l’inverse, c’est une véritable douche froide pour la droite bretonne qui perd cinq sièges, dont un au profit du MoDem à Fougères. La gauche détient désormais 14 circonscriptions sur 26 en Bretagne.
On parlait d’une vague bleue. Hier, c’est plutôt une vague rose qui a déferlé sur la Bretagne avec de grosses surprises que même les plus optimistes des responsables socialistes n’espéraient sans doute pas au vu des résultats du premier tour. Un vrai retour de balancier comme on dit. A l’évidence le regain de participation entre les deux tours a largement bénéficié à la gauche qui gagne quatre circonscriptions sans en perdre aucune. Une gauche qui a aussi, sans doute, profité de bons reports des voix du MoDem.
Des surprises en Finistère...
Parmi les plus grosses surprises, on retiendra sans conteste l’élection d’Annick Le Loch à Douarnenez-Pont-l’Abbé qui bat nettement Hélène Tanguy, la candidate UMP sortante. Les résultats du premier tour de la candidate socialiste ne la plaçaient pourtant pas en position de favorite. Toujours dans le Finistère, la victoire de Jean-Jacques Urvoas à Quimper constitue également une petite surprise même si, là, les chiffres du premier tour ne permettaient pas de dégager un véritable favori. Plus que la victoire, c’est sans doute le score sans appel du candidat socialiste que l’on n’attendait pas. Dans ce département, la gauche, en gagnant deux circonscriptions, est désormais majoritaire, avec cinq sièges sur huit. Pour la droite c’est bien d’une défaite dont il s’agit. Une défaite qui aurait pu être encore plus lourde si à Carhaix-Châteaulin Christian Ménard, le député sortant UMP, n’avait pas sauvé sur le fil son siège.
... Et en Ille-et-Vilaine
Le paysage politique a aussi beaucoup bougé hier en Ille-et-Vilaine et là aussi essentiellement au profit du Parti socialiste qui, comme et Finistère, gagne deux circonscriptions : Redon et Rennes-Ouest. Redon est donc finalement tombée à gauche. Le socialiste Jean-René Marsac succède à Alain Madelin. Même si cette victoire du PS était dans le domaine du possible compte tenu des bons résultats de Ségolène Royal, elle n’en est pas moins emblématique dans une circonscription considérée depuis longtemps comme acquise à la droite. Bonne surprise également pour la gauche à Rennes-Ouest où le dissident socialiste Marcel Rogemont, malgré un premier tour favorable à la droite, l’emporte finalement haut la main. Dans ce département, la plus grosse surprise vient toutefois de Fougères, avec l’élection du candidat du MoDem, Thierry Benoit. Marie-Thérèse Boisseau, ancienne secrétaire d’Etat du gouvernement Raffarin, est largement battue.
Successions réussies à Lorient et Lannion
Peu de changements étaient attendus en Côtes-d’Armor et en Morbihan. Un statu quo prévisible qui s’est vérifié. Dans les Côtes-d’Armor, la gauche détient toujours quatre sièges sur cinq et la droite cinq sur six dans le Morbihan. A Lannion, le PS réussit la délicate succession d’Alain Gouriou en faisant facilement élire Corinne Erhel. Passation de pouvoir réussie aussi à Lorient où Françoise Olivier-Coupeau succède de belle manière à Jean-Yves Le Drian, le patron de la Région. Dans ce département c’est la candidate socialiste à Ploërmel qui a bien failli créer « la surprise du siècle » en ne s’inclinant que de très peu face à Loïc Bouvard, le futur doyen de l’assemblée.

Finistère. L’UMP perd deux sièges

5-3 pour l’UMP en 2002, 5-3 pour le PS en 2007 : les résultats d’hier ont redonné la majorité départementale au PS qui, à la surprise générale, emporte cinq des huit sièges de députés. Les femmes ont également perdu la majorité dans un département qui était le seul de France à avoir cinq représentantes sur huit à l’Assemblée.
Marcelle Ramonet (Quimper) et Hélène Tanguy (Pont-l’Abbé-Douarnenez) ont perdu leur siège de députée. On savait que pour l’une comme pour l’autre, la partie était loin d’être gagnée d’avance, mais on ne s’attendait pas à ce que le PS réalise le doublé en Cornouaille avec deux candidats qui se présentaient pour la première fois à la députation. La victoire de Jean-Jacques Urvoas à Quimper est même totalement inattendue par son ampleur, puisque le candidat PS s’impose avec 2.400 voix d’avance. Hélène Tanguy, quant à elle, est battue par la première vice-présidente du conseil général, Annick Le Loc’h. Le report des voix du MoDem-UDF semble avoir ici, plus qu’ailleurs, bénéficié à la candidate socialiste au point que la gauche arrive largement en tête à Plonéour-Lanvern, fief du président départemental du MoDem.
Adam mieux que Le Guen
Le retour de balancier en faveur du PS est tel que le meilleur score du département ne revient pas à l’UMP Jacques Le Guen (54,8 %), qui avait frôlé l’élection dès le premier tour, mais à Patricia Adam (PS) réélue à Brest avec 55,51 % des voix. Marylise Lebranchu, à Morlaix, fait presqu’aussi bien (54,38 %), tout comme Gilbert Le Bris (Concarneau) qui retrouve son siège avec plus de facilité que prévu. Outre Jacques Le Guen, l’UMP conserve le siège de Brest rural où Marguerite Lamour totalise 52,37 % face au maire de Brest, François Cuillandre, et celui de Châteaulin-Carhaix où, comme d’habitude, le score est serré, Christian Ménard ne retrouvant son siège qu’avec 50,19% des voix. Reste maintenant à savoir quel prolongement ce résultat départemantal inattendu aura sur les prochaines municipales. À Quimper, où la députée sortante a probablement payé une certaine atonie de la vie municipale, la ville est désormais à la portée du PS. Sur Brest et Morlaix, la droite, de toute évidence, a encore du chemin à faire.

30.05.2007

A Lorient, Fabrice Loher et Eric Camusard fidèles à l'UDF

C'est sous la bannière UDF, et non pas Mouvement démocrate, que Fabrice Loher et son suppléant, Éric Camusard, se présentent aux législatives.



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23.05.2007

Des candidats CPNT « partout » aux législatives

Frédéric Nihous (Chasse, Pêche, Nature, Traditions), qui avait obtenu 1,15 % des voix au premier tour de la présidentielle, a annoncé hier que pour « imposer une vraie politique rurale » au nouveau président, son parti présentera des candidats « partout » aux législatives des 10 et 17 juin. CPNT sera « vigilant et attentif à cette nécessité d ’ une vraie politique rurale et à cette prise en compte réelle de l’égalité des chances partout et pour tous », a ajouté l’ex-candidat.

21.05.2007

Les Verts dans l’attente d’ une réponse du PS

Les Verts attendent une réponse du Parti socialiste au sujet de l’accord législatif qu’ils souhaitent construire. Les écologistes espèrent obtenir du PS un appui pour constituer un groupe parlementaire, soit vingt circonscriptions dans lesquelles ils demandent aux socialistes de ne pas présenter de candidats et de soutenir les leurs. Les Verts souhaitent également que le PS combatte le décret autorisant la construction de la centrale nucléaire EPR à Flamanville (Manche).

14.05.2007

Vannes. La CFDT interroge les candidats

À l'approche des législatives, la CFDT a interpellé les candidats sur l'emploi et la condition des salariés. Le syndicat attend leurs réponses.

Les courriers sont partis fin mars dans les circonscriptions des pays de Vannes et Ploërmel. Mais à ce jour, aucun destinataire ne s'est manifesté. « Nous avons envoyé un questionnaire à l'UMP, l'UDF, le Parti socialiste, le Parti communiste et aux Verts, mais nous n'avons reçu aucune réponse. On espère que les élus vont se manifester rapidement, soit en nous proposant une rencontre, soit par écrit », commente Véronique Ostermann, permanente à l'Union locale de la CFDT.

« Questionnaire adapté aux réalités locales »
L'organisation syndicale a mené la même action dans le pays de Lorient, où deux débats ont déjà été organisés. Elle veut connaître la position des candidats sur un certain nombre de questions économiques et sociales. « C'est un questionnaire national que nous avons adapté aux réalités locales. Nous les interrogeons par exemple sur le niveau des salaires. On n'arrive plus à négocier d'augmentation correcte des revenus. Dans certains secteurs comme l'agroalimentaire, le recours à des boîtes d'intérim s'accentue, au détriment de contrats d'entreprise. La précarisation du travail est devenue la norme et elle touche aussi bien le privé que le public », affirme Gustave Rétho. La CFDT s'interroge aussi « sur la multiplicité des structures pour l'emploi dans le pays de Vannes » et se demande « s'il n'y aurait pas intérêt à les regrouper ». Les autres grandes thématiques abordées dans ce questionnaire portent sur le dialogue social, les conditions de travail des handicapés, les services à la personne, le logement, l'enseignement et l'ouverture des magasins les dimanches et jours fériés.

Mouvement démocrate. Jocelyn Joncour candidat à Morlaix

Sous la bannière du Mouvement démocrate, le nouveau parti de François Bayrou, Jocelyn Joncour, 34 ans, sera le candidat aux prochaines élections législatives dans la 4 e circonscription (celle de Morlaix).
Exploitant agricole, marié et père de deux enfants, ce conseiller municipal de Guiclan se lance dans sa première campagne à une élection législative. Il se donne pour objectif de « travailler dans l'intérêt des gens de la circonscription ».
Dans les prochains jours, il annoncera le nom de son suppléant et fera connaître son programme. Il prévoit déjà d'ouvrir une permanence tournante dans les cantons.

12.05.2007

Après la présidentielle, la droite a l'avantage

Alors que la gauche dirige, depuis 2004, 20 des 22 régions métropolitaines, Nicolas Sarkozy l’a emporté dimanche dans 16 d’entre elles.

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Le nord bascule dans le camp de la droite
Longtemps terre socialiste, le nord a basculé dans le camp de la droite, seul le Pas-de-Calais restant fidèle à la gauche. Nicolas Sarkozy est ainsi arrivé en tête dans le Nord, même si Lille (55,92 %) a choisi Ségolène Royal. Il l ’ emporte aussi dans l ’ Aisne, les Ardennes et de peu dans la Somme, confirmant une tendance déjà perceptible au premier tour. Tous ces départements, victimes du déclin industriel, avaient majoritairement voté pour Lionel Jospin en 1995. En 2002, Jean-Marie Le Pen y avait réalisé des scores importants. La candidate socialiste progresse en revanche dans une grande moitié ouest de la France. Dans le sud-ouest, où le PS maintient ses positions traditionnelles, elle l ’ emporte notamment dans les Pyrénées-Atlantiques, le département du centriste François Bayrou, qui, en 1995, avait majoritairement voté pour Jacques Chirac. En région parisienne, le nouveau président de la République est majoritaire de très peu à Paris, avec 50,19 % et 3.000 voix de différence sur un million de votants. Ségolène Royal l ’ emporte dans 11 des 20 arrondissements, notamment dans le V e , l ’ ancien arrondissement de Jacques Chirac, aujourd ’ hui celui de Jean Tibéri. La candidate socialiste a par ailleurs réalisé de bons scores dans les grandes villes, remportant par exemple une victoire emblématique à Bordeaux (52,44 %), la ville d ’ Alain Juppé, tandis que Sarkozy l ’ emportait plus nettement dans les zones rurales.

Les artisans pour Sarkozy les chômeurs pour Royal
Selon un sondage Ipsos publié dimanche soir, u ne écrasante majorité des agriculteurs (67 %) , des artisans et des commerçants (82 %) ainsi que 52 % des professions libérales et des cadres supérieurs ont préféré le candidat de l ’ UMP. Tandis qu ’ un peu plus de la moitié des professions intermédiaires (51 %), des employés (51 %) et des ouvriers (54 %) ont opté pour Royal, ainsi que 75 % des chômeurs.