20.06.2007

Législatives. Les couleurs politiques des circonscriptions bretonnes

Retrouvez les couleurs politique des circonscriptions de votre département. Un bloc en haut à gauche du blog a été mis en place pour y accéder facilement

Les couleurs des circonscriptions des Côtes-d'Armor (PDF - 243 Ko) Télécharger le fichier

Les couleurs des circonscriptions du Finistère (PDF - 184 Ko) Télécharger le fichier

Les couleurs des circonscriptions du Morbihan (PDF - 185Ko) Télécharger le fichier

19.06.2007

Région 2010. La droite démunie

Dans trois ans, s’achèvera le premier mandat de gauche du conseil régional. Comment et avec qui la droite peut-elle espérer reconquérir l’assemblée bretonne ? Ce sera difficile, face à Jean- Yves Le Drian qui s’est affirmé comme un leader connu sur la scène régionale et nationale, et qui a réussi à développer une culture du consensus sur des sujets fédérateurs comme le TGV. Il a su aussi incarner l’identité de la région, notamment en matière de culture, de langue et de fierté bretonnes. Sur ces sujets, la droite n’a jamais été en pointe et on ne voit pas aujourd’hui qui pourrait les porter. Selon le politologue Romain Pasquier (lire également en page 6), elle est vieillissante faute d’avoir réussi son renouvellement de génération et souffre d’un déficit de projets et de leaders. Dominique de Legge, président du groupe UMP à la Région, pourrait émerger à la faveur des sénatoriales de 2009. Mais il vit sur les marches de Bretagne, aux confins de la Mayenne et il lui sera difficile d’endosser le « background » identitaire d’un pays qu’il connaît peu au-delà de Rennes. Seul François Goulard aurait la stature pour défier Jean-Yves Le Drian. Mais le voudra-t-il ? Marc Le Fur a de l’énergie et une fibre bretonne affirmée. Peut-être Michel Grall saura-t-il développer son potentiel politique. Et on prête à la Ouessanto-Morlaisienne Bernadette Malgorn des intentions politiques qu’elle se garde bien de confirmer. L’ex-préfète de Région, aujourd’hui secrétaire générale du ministère de l’Intérieur, ne manque ni de charisme ni de « bretonnité ».

Huit députées Bretonnes au Palais Bourbon. Pause sur le chemin de la précarité

Sur les 26 députés élus dimanche en Bretagne, huit sont des femmes. Un nombre inchangé par rapport à la précédente législature mais qui place toujours la Bretagne parmi les régions qui envoient le plus de femmes au Palais Bourbon.

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Vote breton. De plus en plus à gauche

Avec 47,97% des suffrages bretons, l’UMP a été dominée par le PS qui atteint 50,48%, tandis que l’unique candidat du MoDem pesait 1,55%. La gauche, qui s’est bien requinquée depuis le premier tour, est une fois de plus majoritaire dans la région et prend quatre sièges à la droite, le centre dépouillant l’UMP d’une cinquième circonscription. Quels sont les ressorts de ce scrutin ? Comment la droite va-t-elle pouvoir rebondir à l’approche des élections municipales et cantonales ? Explications et prospective avec le politologue Romain Pasquier (*).

La gauche a gagné en Bretagne le 6 mai; elle a résisté vaille que vaille à la vague bleue du 10 juin et a gagné à nouveau dimanche. Les Bretons seraient-ils versatiles ?
Non, c’est la confirmation de la constance de la région qui penche de plus en plus à gauche depuis trois décennies. Le 10 juin, elle n’a pas été submergée par le vote UMP comme l’ont été d’autres territoires. Le PS a, lui aussi, marqué des points et le MoDem s’est maintenu à un niveau nettement supérieur à la moyenne. On a constaté dimanche que le centre s’est très majoritairement reporté vers la gauche, bien plus que dans les autres régions, et a assuré la victoire de plusieurs députés socialistes. L’affaire de la TVA sociale a joué et le comportement vindicatif et sûr de lui de François Fillon a déplu aux Bretons. Ils sont particulièrement sensibles au respect dans le débat public et ont toujours tendance à sanctionner les excès.

Sur 26 circonscriptions, la droite ne compte plus guère de bastions solides. Quelle est la raison de cette fragilisation territoriale ?
Il faut y voir le résultat de l’évolution sociologique des populations, de plus en plus urbaines. A Redon (35), où il n’y avait jamais eu de député de gauche, il s’agit d’un basculement historique dans ce « pays blanc oriental ». Comme à Rennes-Ouest et à Rennes- Nord, le poids de la périphérie rennaise a joué. A Fougères (35), la victoire du MoDem est un retour dans le giron centriste, favorisé par un jeune candidat bien implanté. A Ploërmel (56), terre de centre-droit également, Loïc Bouvard a failli faire le tour de trop face à une gauche qui n’a jamais atteint un tel score. Quant à Marc Le Fur à Loudéac-Lamballe (22), Jacques Le Nay à Hennebont- Plouay (56) et Marguerite Lamour à Brest rural, ils s’en sont sortis grâce à leur travail de terrain et à leur implication parlementaire. Le « pays blanc » se réduit aujourd’hui à Landerneau- Landivisiau, Vannes, Saint-Malo, Vitré et Pontivy.

Dans un an, les municipales et les cantonales. Quelles projections peut-on faire ?
La droite a perdu des territoires et raté le renouvellement de ses cadres. Elle espérait ce renouvellement de trois quadras d’Ille-et- Vilaine, Loïck Le Brun, Philippe Rouault et Loïc Aubin, tous battus. Loïck Le Brun, leader de l’opposition municipale rennaise, part avec un handicap alors qu’une fenêtre pouvait s’ouvrir pour la droite avec le départ d’Edmond Hervé, qui passe la main au maire de Chartres-de-Bretagne, peu connu en ville. A Redon et à Bruz, les municipalités de droite sont sérieusement menacées. A Fougères, où le maire PS ne se représente pas, le MoDem pourrait essayer de refaire le coup des législatives. On peut s’interroger sur l’avenir de la droite à Saint-Malo et Vitré, si les maires ne repartent pas : leurs résultats aux législatives ne sont peutêtre que des succès personnels. Dinan, Ploërmel, Saint-Brieuc et Quimper sont prenables par la gauche. Quant au Morbihan, il a enregistré une forte poussée des voix de gauche et le conseil général du centriste Jo Kerguéris n’est pas à l’abri d’un rééquilibrage, voire d’une bascule.

Propos recueillis par Alain Le Bloas  

18.06.2007

Second tour des législatives en Bretagne. L'avantage au PS

Le Parti socialiste qui gagne quatre sièges sort incontestablement victorieux de ce second tour des législatives en Bretagne. A l’inverse, c’est une véritable douche froide pour la droite bretonne qui perd cinq sièges, dont un au profit du MoDem à Fougères. La gauche détient désormais 14 circonscriptions sur 26 en Bretagne.
On parlait d’une vague bleue. Hier, c’est plutôt une vague rose qui a déferlé sur la Bretagne avec de grosses surprises que même les plus optimistes des responsables socialistes n’espéraient sans doute pas au vu des résultats du premier tour. Un vrai retour de balancier comme on dit. A l’évidence le regain de participation entre les deux tours a largement bénéficié à la gauche qui gagne quatre circonscriptions sans en perdre aucune. Une gauche qui a aussi, sans doute, profité de bons reports des voix du MoDem.
Des surprises en Finistère...
Parmi les plus grosses surprises, on retiendra sans conteste l’élection d’Annick Le Loch à Douarnenez-Pont-l’Abbé qui bat nettement Hélène Tanguy, la candidate UMP sortante. Les résultats du premier tour de la candidate socialiste ne la plaçaient pourtant pas en position de favorite. Toujours dans le Finistère, la victoire de Jean-Jacques Urvoas à Quimper constitue également une petite surprise même si, là, les chiffres du premier tour ne permettaient pas de dégager un véritable favori. Plus que la victoire, c’est sans doute le score sans appel du candidat socialiste que l’on n’attendait pas. Dans ce département, la gauche, en gagnant deux circonscriptions, est désormais majoritaire, avec cinq sièges sur huit. Pour la droite c’est bien d’une défaite dont il s’agit. Une défaite qui aurait pu être encore plus lourde si à Carhaix-Châteaulin Christian Ménard, le député sortant UMP, n’avait pas sauvé sur le fil son siège.
... Et en Ille-et-Vilaine
Le paysage politique a aussi beaucoup bougé hier en Ille-et-Vilaine et là aussi essentiellement au profit du Parti socialiste qui, comme et Finistère, gagne deux circonscriptions : Redon et Rennes-Ouest. Redon est donc finalement tombée à gauche. Le socialiste Jean-René Marsac succède à Alain Madelin. Même si cette victoire du PS était dans le domaine du possible compte tenu des bons résultats de Ségolène Royal, elle n’en est pas moins emblématique dans une circonscription considérée depuis longtemps comme acquise à la droite. Bonne surprise également pour la gauche à Rennes-Ouest où le dissident socialiste Marcel Rogemont, malgré un premier tour favorable à la droite, l’emporte finalement haut la main. Dans ce département, la plus grosse surprise vient toutefois de Fougères, avec l’élection du candidat du MoDem, Thierry Benoit. Marie-Thérèse Boisseau, ancienne secrétaire d’Etat du gouvernement Raffarin, est largement battue.
Successions réussies à Lorient et Lannion
Peu de changements étaient attendus en Côtes-d’Armor et en Morbihan. Un statu quo prévisible qui s’est vérifié. Dans les Côtes-d’Armor, la gauche détient toujours quatre sièges sur cinq et la droite cinq sur six dans le Morbihan. A Lannion, le PS réussit la délicate succession d’Alain Gouriou en faisant facilement élire Corinne Erhel. Passation de pouvoir réussie aussi à Lorient où Françoise Olivier-Coupeau succède de belle manière à Jean-Yves Le Drian, le patron de la Région. Dans ce département c’est la candidate socialiste à Ploërmel qui a bien failli créer « la surprise du siècle » en ne s’inclinant que de très peu face à Loïc Bouvard, le futur doyen de l’assemblée.

Finistère. L’UMP perd deux sièges

5-3 pour l’UMP en 2002, 5-3 pour le PS en 2007 : les résultats d’hier ont redonné la majorité départementale au PS qui, à la surprise générale, emporte cinq des huit sièges de députés. Les femmes ont également perdu la majorité dans un département qui était le seul de France à avoir cinq représentantes sur huit à l’Assemblée.
Marcelle Ramonet (Quimper) et Hélène Tanguy (Pont-l’Abbé-Douarnenez) ont perdu leur siège de députée. On savait que pour l’une comme pour l’autre, la partie était loin d’être gagnée d’avance, mais on ne s’attendait pas à ce que le PS réalise le doublé en Cornouaille avec deux candidats qui se présentaient pour la première fois à la députation. La victoire de Jean-Jacques Urvoas à Quimper est même totalement inattendue par son ampleur, puisque le candidat PS s’impose avec 2.400 voix d’avance. Hélène Tanguy, quant à elle, est battue par la première vice-présidente du conseil général, Annick Le Loc’h. Le report des voix du MoDem-UDF semble avoir ici, plus qu’ailleurs, bénéficié à la candidate socialiste au point que la gauche arrive largement en tête à Plonéour-Lanvern, fief du président départemental du MoDem.
Adam mieux que Le Guen
Le retour de balancier en faveur du PS est tel que le meilleur score du département ne revient pas à l’UMP Jacques Le Guen (54,8 %), qui avait frôlé l’élection dès le premier tour, mais à Patricia Adam (PS) réélue à Brest avec 55,51 % des voix. Marylise Lebranchu, à Morlaix, fait presqu’aussi bien (54,38 %), tout comme Gilbert Le Bris (Concarneau) qui retrouve son siège avec plus de facilité que prévu. Outre Jacques Le Guen, l’UMP conserve le siège de Brest rural où Marguerite Lamour totalise 52,37 % face au maire de Brest, François Cuillandre, et celui de Châteaulin-Carhaix où, comme d’habitude, le score est serré, Christian Ménard ne retrouvant son siège qu’avec 50,19% des voix. Reste maintenant à savoir quel prolongement ce résultat départemantal inattendu aura sur les prochaines municipales. À Quimper, où la députée sortante a probablement payé une certaine atonie de la vie municipale, la ville est désormais à la portée du PS. Sur Brest et Morlaix, la droite, de toute évidence, a encore du chemin à faire.

Elections législatives. La gauche reprend des couleurs

C’est un fait, la droite a remporté ces législatives. Mais le PS et ses alliés ont réussi à provoquer le sursaut de leur électorat. Ainsi, contre toute attente, ils étaient crédités, hier, à l’ issue du second tour, de 200 à 215 élus contre 140 dans l’assemblée sortante. La gauche bondirait de 177 députés à près de 230 élus, améliorant son score de 2002. Selon elle, le combat anti-TVA sociale , mené depuis seulement une semaine, semble avoir porté ses fruits.
Les Français ont donné à Nicolas Sarkozy la majorité qu ’ il leur demandait, mais en opérant une très forte correction par rapport à leur choix du premier tour, au profit du PS, qui ressort plus fort de ces élections que dans la précédente législature, et au-delà, de toute la gauche. Sous la V e République, il est exceptionnel qu ’ un second tour inverse la tendance du premier, comme cela a été le cas hier . Un seul cas depuis 1958 : le deuxième tour des législatives de 1978, où la gauche donnée largement victorieuse après le premier tour avait finalement connu la défaite une semaine plus tard, Valéry Giscard d ’ Estaing gardant la majorité.
Succès relatif
Certes , l ’ UMP conserve dans la nouvelle Assemblée, et très largement, la majorité absolue qu ’ elle détenait déjà, ce qui n ’ était arrivé jusqu ’ à présent que trois fois sous la V e République (1968, 1981 et 2002). Cependant , ce succès reste relatif. Le parti sarkozyste aura à lui seul plus de 300 députés, alors qu ’ il lui suffisait de 289 pour être majoritaire seul, mais il en perdrait une trentaine par rapport à l ’ Assemblée sortante. En outre ses alliés du Nouveau Centre n ’ étaient pas assurés de franchir la barre des 20 élus nécessaires à la constitution d ’ un groupe. Le PS et ses alliés gagnent plus de 50 sièges par rapport à 2002. Compte tenu de l ’ élection dès le 10 juin de 109 députés UMP-Nouveau Centre-MPF, la gauche se paie même le luxe une semaine plus tard de faire jeu égal avec la droite en gagnant près de la moitié des 467 sièges encore en jeu. Même le tout jeune MoDem de François Bayrou, a qui était promis un seul élu, devrait en avoir au moins quatre. Ce retournement de l ’ électorat, qui a transformé le tsunami bleu annoncé en petite vague, n ’ avait été pronostiqué par aucun institut de sondage, malgré une légère progression de la gauche dans les dernières projections. Ce rebond de la gauche est d ’ autant plus surprenant qu ’ il intervient sur fond de dissensions étalées au grand jour au PS, encore sonné par l ’ échec de sa candidate Ségolène Royal à la présidentielle, et en pleine crise de leadership et de projet.
Une certaine défiance
Il se produit en outre alors que le taux global de participation n ’ a pas évolué entre les deux tours, et qu ’ avec plus de 40 % d ’ abstention, un nouveau record pourrait être battu sous la V e République (lire page 4) . Plusieurs hypothèses peuvent expliquer ce coup de théâtre. Assommés par les chiffres de plus de 400 et jusqu ’ à 500 députés pour la seule UMP , pronostiqués au soir du premier tour par les sondeurs, les Français pourraient avoir eu peur d ’ une majorité trop massive. C e sont aussi les craintes liées au programme du gouvernement Fillon et notamment l ’ instauration d ’ une TVA sociale, projet repoussé par 60 % de l ’ opinion publique, selon CSA, qui ont pu alimenter la défiance de l ’ électorat.

Législatives. Tous les résultats bretons par circonscription


17.06.2007

La vague bleue touchera-t-elle la Bretagne ? Tous les résultats des législatives bretonnes dimanche à partir de 20h00

Retrouvez dimanche tous les résultats, analyse et informations minute par minute sur www.letelegramme.com
Retrouvez minute par minute vos élus et leur couleur politique par circonscription et par commune.
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12.06.2007

Côtes-d'Armor. 4-1, 3-2... ou 2-3 ?

C'est par un score de 4 à 1 que la gauche avait emporté les législatives 2002. En s'imposant à Lamballe-Loudéac, Marc Le Fur avait sauvé l'honneur à droite, qui se remettait difficilement du cuisant 5-0 encaissé en 1997. Qu'en sera-t-il cette année ? Au jeu des pronostics, à l'issue de la première mi-temps, toutes les hypothèses sont encore permises. Si Guingamp et Saint-Brieuc offrent deux belles occasions à la gauche, Marc Le Fur, sur l'aile droite, a pris une bonne option pour réduire la marque à 2-1 ! La fin de la rencontre se jouera donc au centre ! Car c'est bien le MoDem qui jouera les arbitres à Dinan et à Lannion. Ceux qui ont raté le début de la partie (ils sont plus de 33 %), joueront aussi un rôle important dans le match. Alors 4-1 ou 3-2 pour la gauche, ou 2-3 pour la droite ?

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