18.06.2007

Brest centre. Adam réélue

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Députée sortante, la socialiste Patricia Adam conserve son siège. Dans cette circonscription où le taux de participation a été inférieur à 60 %, elle l’a emporté haut la main avec 55,51 % des voix sur son adversaire UMP Jean-Yves Le Borgne, auteur d’un bon premier tour, mais qui réalise près de trois points de moins que la candidate de droite Claudine Péron aux législatives de 2002. Le candidat du MoDem, Yves Pagès, s’était désisté en sa faveur, mais visiblement cet appel n’a pas été, loin s’en faut, suivi d’effets. Âgée de 54 ans, Patricia Adam peut se targuer d’avoir, jusqu’ici, effectué un parcours politique sans faute. Élue en 1989 au conseil municipal de Brest, où elle était adjointe au tourisme et aux relations internationales, elle est ensuite devenue maire adjointe de Saint-Marc en 1995. Élue conseillère générale en 1998, elle a été réélue à l’assemblée départementale en 2004. Elle y préside la commission de l’action sociale. Présidente de l’association Nautisme en Finistère, Patricia Adam siège depuis 2002 au Palais Bourbon.
Patricia Adam (PS) : 55,51 %. Jean-Yves Le Borgne (UMP) : 44,49 %.

Finistère. L’UMP perd deux sièges

5-3 pour l’UMP en 2002, 5-3 pour le PS en 2007 : les résultats d’hier ont redonné la majorité départementale au PS qui, à la surprise générale, emporte cinq des huit sièges de députés. Les femmes ont également perdu la majorité dans un département qui était le seul de France à avoir cinq représentantes sur huit à l’Assemblée.
Marcelle Ramonet (Quimper) et Hélène Tanguy (Pont-l’Abbé-Douarnenez) ont perdu leur siège de députée. On savait que pour l’une comme pour l’autre, la partie était loin d’être gagnée d’avance, mais on ne s’attendait pas à ce que le PS réalise le doublé en Cornouaille avec deux candidats qui se présentaient pour la première fois à la députation. La victoire de Jean-Jacques Urvoas à Quimper est même totalement inattendue par son ampleur, puisque le candidat PS s’impose avec 2.400 voix d’avance. Hélène Tanguy, quant à elle, est battue par la première vice-présidente du conseil général, Annick Le Loc’h. Le report des voix du MoDem-UDF semble avoir ici, plus qu’ailleurs, bénéficié à la candidate socialiste au point que la gauche arrive largement en tête à Plonéour-Lanvern, fief du président départemental du MoDem.
Adam mieux que Le Guen
Le retour de balancier en faveur du PS est tel que le meilleur score du département ne revient pas à l’UMP Jacques Le Guen (54,8 %), qui avait frôlé l’élection dès le premier tour, mais à Patricia Adam (PS) réélue à Brest avec 55,51 % des voix. Marylise Lebranchu, à Morlaix, fait presqu’aussi bien (54,38 %), tout comme Gilbert Le Bris (Concarneau) qui retrouve son siège avec plus de facilité que prévu. Outre Jacques Le Guen, l’UMP conserve le siège de Brest rural où Marguerite Lamour totalise 52,37 % face au maire de Brest, François Cuillandre, et celui de Châteaulin-Carhaix où, comme d’habitude, le score est serré, Christian Ménard ne retrouvant son siège qu’avec 50,19% des voix. Reste maintenant à savoir quel prolongement ce résultat départemantal inattendu aura sur les prochaines municipales. À Quimper, où la députée sortante a probablement payé une certaine atonie de la vie municipale, la ville est désormais à la portée du PS. Sur Brest et Morlaix, la droite, de toute évidence, a encore du chemin à faire.

Législatives. Tous les résultats bretons par circonscription


17.06.2007

La vague bleue touchera-t-elle la Bretagne ? Tous les résultats des législatives bretonnes dimanche à partir de 20h00

Retrouvez dimanche tous les résultats, analyse et informations minute par minute sur www.letelegramme.com
Retrouvez minute par minute vos élus et leur couleur politique par circonscription et par commune.
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13.06.2007

Brest-Ville : Patricia Adam (PS) décline l'invitation à débatte de Jean-Yves Le Borgne (UMP)

Patricia Adam, candidate PS sur Brest-Ville, a décliné, hier, l'invitation de son adversaire UMP, Jean-Yves Le Borgne, à débattre publiquement. « C'était à la presse de l'organiser et bien en amont. Maintenant, c'est trop tard et il l'a proposé en sachant pertinemment que c'était irréalisable. Je m'étonne d'ailleurs qu'il ait lancé son invitation par le biais des journaux. Je viens de le croiser (hier matin, NDLR) sur le marché de Saint-Marc ; il ne m'en a pas parlé », explique Patricia Adam. Et la candidate à sa propre succession d'ajouter : « La campagne a donné plusieurs occasions de confronter nos idées en public. Notamment, lors des débats organisés par « Rien sans elles » et l'université européenne de la Paix. Je n'y ai vu ni M. Le Borgne, ni Mme Lamour (son suppléant François Le Verge y était). Pourquoi, d'un seul coup, mon adversaire se prend l'envie d'un débat ? ». À toutes fins utiles, Patricia Adam signale qu'elle « sera présente, aujourd'hui, à un débat sur la santé. On verra bien si lui y sera ».

12.06.2007

Patrick Appéré (Gauche Alternative) à Brest-Ville : « Quand on n'est pas capable de s'unir... ».

«Notre objectif était de maintenir notre deuxième place à gauche (avec 3,38 % des voix, il y parvient, NDLR). Mais ce soir, je regrette encore plus de n'avoir pas réussi à fédérer autour d'un projet commun de la gauche antilibérale. Hélas, nous avons eu en face de nous des gens renfermés dans leur égoïsme partisan. Et quand on n'est pas capable de s'unir, on voit le résultat dans les urnes et dans l'abstention. Maintenant, nous devons tout faire pour battre la droite ».

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Marif Loussouarn (Verts, Brest-ville) : "Le vrai problème de ce premier tour, c'est l'abstention"

«Je suis dans la fourchette nationale de 3 à 4 %, on est juste derrière les grands partis. Pour des raisons historiques, nous n'avions pas fait dans cette circonscription d'accord avec l'UDB et Frankiz Breiz qui voulaient présenter une candidate. Le candidat des nouveaux écologistes végétaliens, parti limite sectaire, nous a aussi desservi. Le vrai problème de ce premier tour, c'est l'abstention. L'absence de proportionnelle explique certainement cette défection des électeurs qui savent qu'ils ne seront pas représentés ».

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Gaëlle Abily (PCF) à Brest-Ville : appel au vote socialiste

«On progresse en nombre de voix et en pourcentage, alors que tous les autres candidats de gauche font moins bien qu'en 2002. Cette progression est un signe encourageant pour nous. Tout est relatif bien sûr, mais nous avons une volonté de construire résolument à gauche, de continuer à nous battre et à être utile. La gauche a un chantier à ouvrir par rapport aux résultats de la Présidentielle et aujourd'hui des législatives. J'appelle à faire élire la candidate de gauche, Patricia Adam ».

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A Brest-Ville, Patricia Adam (PS) bat le rappel des abstentionnistes

La députée sortante PS, Patricia Adam, est arrivée en tête sur la circonscription de Brest-Ville qui comprend aussi les communes de Guilers, Bohars et Gouesnou. Elle obtient 36,77% des voix, devant son challenger UMP, Jean-Yves Le Borgne (34,56%). Battre cette semaine le rappel des abstentionnistes (40 % des électeurs concernés n'ont pas voté à ce premier tour des législatives), voilà l'objectif des deux « finalistes » : « Les gens qu'on n'a pas vu hier, ce sont les jeunes. Je veux leur dire que j'ai besoin d'eux », expliquait Patricia Adam.

Bien placée
Celle-ci pouvait cependant afficher une certaine satisfaction : son résultat d'hier est supérieur de près de deux points à son score de 2002, et elle fait mieux que Ségolène Royal qui, au premier tour de la Présidentielle, avait approché les 33 % des suffrages. Si elle peut légitimement se considérer comme bien placée pour renouveler son bail avec les reports prévisibles des voix allées aux autres composantes de la gauche, Patricia Adam n'en appelle pas moins à la mobilisation du corps électoral : « Cette élection est très importante. C'est l'Assemblée nationale qui vote les lois et contrôle les budgets ».

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André Garçon (LCR) à Brest-Ville : « Battre la droite dure ».

«Même si notre score reste modeste, je remarque une progression de la LCR par rapport à 2002 et la candidature de Calvez (TEAG) (de 1,29 % à 2,63 %, NDLR). Des regrets sur l'échec d'une union de la gauche antilibérale ? Non car nous n'avions pas la même lecture de l'antilibéralisme. Peut-être pour la prochaine fois, si l'on prend la peine de clarifier l'entente et de montrer une indépendance totale vis-à-vis du PS. Au deuxième tour, je n'appelle pas à soutenir la gauche molle mais à battre la droite dure ».

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