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25.05.2007

Gaëlle Abily (PCF) : « Défendre le progrès social »

Cinq ans après avoir porté une première fois les couleurs du PC aux législatives sur Brest-Ville, Gaëlle Abily, entre-temps devenue vice-présidente du conseil régional, est de nouveau sur les rangs. Elle est associée, cette fois, à un « compagnon de route » du PC, Jean-Yves Riou, 59 ans, enseignant en histoire-géographie.
« Depuis la victoire de Sarkozy, estime Gaëlle Abily, nous sommes en face d’une nouvelle situation, avec une droite particulièrement dure, réactionnaire et même marquée par un certain extrémisme. Une droite qui fera ce qu’elle a annoncé, en s’attaquant aux retraites, au droit du travail, qui se prépare à réformer la sécurité sociale et la fiscalité, dans un sens surtout favorable aux plus riches ».
« Construire une gauche solide »
Seule chose à faire en face de ce que la candidate qualifie de « situation grave » : « Construire ou reconstruire une gauche solide, tournée vers le progrès social ». Contrairement à l’idée répandue d’un échec de la gauche à la Présidentielle, dû à une ouverture insuffisante vers le centre, Gaëlle Abily affirme que « la gauche ne peut gagner qu’en affirmant clairement ses convictions ». Jean-Yves Riou, candidat suppléant engagé en politique depuis la campagne du « non » au traité constitutionnel européen de 2005, affirme, quant à lui, que « le PC est ancré dans la modernité. La preuve ? Le système de sécurité de l’emploi et de la formation dont chacun se réclame aujourd’hui et que le parti défend depuis les années 90. Ce serait un atout d’efficacité économique qui pourrait avoir autant d’importance à notre époque que la mise en place de la sécurité sociale, après-guerre ».
Et Gaëlle Abily de souligner qu’elle est, elle-même, à l’origine de l’adoption par la Région de la « charte de progrès pour l’emploi de qualité », un dispositif d’évaluation des fonds publics versés aux entreprises en Bretagne.
« Un parti constructif »
Pourquoi un électeur de gauche devrait-il utiliser le bulletin communiste au premier tour, le 10 juin, et pas celui d’un autre candidat de gauche ? « Contrairement à l’extrême gauche, les communistes ont contribué à l’adoption de tous les acquis sociaux dans ce pays, affirme Gaëlle Abily. Nous sommes un parti constructif. Et, contrairement aux socialistes, nous n’avons pas renoncé à réformer la société ». La campagne des candidats communistes sera marquée par deux temps forts. Le premier rendez-vous se déroulera samedi, à 14 h 30, rue Guy-Môquet (près de Pontanézen), afin, explique Gaëlle Abily, de « rappeler qui était réellement le jeune résistant Guy Môquet, dont certains ont cherché récemment à s’approprier la mémoire ». Un meeting de soutien aux candidats communistes sera organisé, par ailleurs, le lundi 4 juin, à 18 h 30, salle des syndicats, à Brest, en présence de Patrick Le Hyarick, directeur du quotidien L’Humanité.

1re circonscription. Locomotive du Morbihan

Toutes les études montrent la bonne santé économique du secteur où l’immobilier et le tertiaire jouent les premiers rôles. La première circonscription, et plus largement le pays de Vannes, est un modèle de développement.
Le périmètre de la première circonscription correspond à toute la frange littorale du pays de Vannes, excepté le canton de Sarzeau qui n’en fait pas partie. Il en est, en quelque sorte, la locomotive. Premier constat : l’économie du pays de Vannes représente un tiers de l’économie du département. Depuis 2002, la création d’entreprises progresse sans marquer de pause, avec, pour 2006, un solde net de 458, soit un taux remarquable de 43 % des créations du Morbihan. Un tel résultat s’inscrit dans un cercle vertueux auto-alimenté par une démographie en hausse (+1,34 %) et la manne de l’afflux touristique. Un chiffre suffit à illustrer l’envolée démographique : la seule communauté d’agglomération du pays de Vannes, qui comprend notamment les trois cantons vannetais (centre, est, ouest), devrait atteindre les 160.000 habitants vers 2015, dont 65.000 habitants pour Vannes.
Commerce et tertiaire
Quels sont les secteurs porteurs ? Le commerce et les services à la personne avec 4.730 établissements sur le pays, soit une des plus fortes densités de la région. Le seul secteur du logement représente plus de 7.000 salariés et celui de l’alimentation plus de 4.400 salariés... Développer le commerce, mais aussi le maîtriser... Ainsi, la CCI privilégie-t-elle la vision globale sans opposer grandes et moyennes surfaces au commerce traditionnel, avec le souci du maintien des centres-villes et centre bourgs en gaspillant le moins possible l’espace. Dans le pays de Vannes, il n’y a plus de communes sans commerce. Ne pas gaspiller... voire protéger lorsqu’il s’agit des bords du Golfe, atout majeur pour le tourisme et la qualité de vie. Autres secteurs de pointe : le tertiaire, d’une part, qui représente sur la seule agglomération de Vannes 86 % des effectifs salariés et le nautisme, d’autre part, avec deux axes forts : Vannes et son pôle nautisme de premier plan rassemblant chantiers, architectes, voilerie et, bien sûr, la presqu’île de Rhuys et son pôle nautique du Crouesty.
Immobilier : hausse à double tranchant
La poussée démographique et l’essor économique ont un impact fort sur l’immobilier. À tel point qu’il devient difficile d’acheter à Vannes pour un jeune couple, contraint de reculer sur la première, voire la deuxième couronne. En 2006, le prix d’une maison ancienne a augmenté de 14 % par rapport à 2005 dans le pays de Vannes et de 9 % à Vannes (source Adil). Pour les logements collectifs neufs, la hausse entre 2000 et 2006 est de 65 %. Consciente du phénomène, la ville de Vannes impose aux opérateurs d’accompagner leurs programmes de 20 % de logements sociaux. Une autre courbe apporte un éclairage complémentaire, celle de l’évolution du montant moyen des revenus fiscaux. Entre 2001 et 2005, on note une belle stabilité pour la communauté de communes du pays de Rhuys qui se place en tête, au-dessus de la barre des 16.000 €. Mais, c’est à Vannes que l’on trouve le pus fort taux de personnes redevables de l’ISF : 1,8 % des foyers fiscaux contre 0,6 % à Lorient, 1,4 % à Rennes, et 0,5 % à Brest.

24.05.2007

Guénaël Le Gras pour la LCR pour la circonscription de Lorient

Guénaël Le Gras pour la LCR. Alain Krivine n’est plus son copain. Ce n’est pas pour cela qu’il se retire. Guénaël Le Gras, 57 ans, restaurateur à Lorient, se revendique toujours de la Ligue Communiste Révolutionnaire dans sa candidature aux législatives. Même si la direction nationale du parti, mécontente du fait que la fédération départementale ait milité jusqu’au bout pour une candidature antilibérale unitaire à la présidentielle, plutôt que de soutenir celle d’Olivier Besancenot, a décidé de parachuter trois candidats dans le Morbihan, sans en avertir la fédération. Guénaël Le Gras et sa suppléante, Christine Rault, 39 ans, institutrice à Inzinzac-Lochrist ont, quant à eux, le soutien de la LCR morbihannaise et de membres des collectifs antilibéraux et du comité José Bové du pays de Lorient.
 

Front National. Des candidats dans toutes les circonscriptions

Hier, le Front National a présenté, à Carnac, ses candidats aux élections législatives du Morbihan. 1 r e circonscription : Christine Ravaux, retraitée de la Banque de France et son suppléant, Pierre Marguelles, 35 ans, chef d’entreprise. 2 e circonscription : Bruno Petit, 56 ans, hôtelier-restaurateur et son suppléant, Claude Le Ny, 58 ans, pré-retraité. 3 e circonscription : Gisèle Burban, 55 ans, ouvrière d’usine et Alain Lyon, 52 ans, agriculteur. 4 e circonscription : Nicole Morhand, 67 ans, retraité de la banque et Jean-Paul Félix, 61 ans, retraité de la banque. 5 e circonscription : Daniel Bergeron, 58 ans, retraité de la marine, et sa suppléante Sophie Sturma, agent de maîtrise, 39 ans. 6 e circonscription : Gérald Pierre, 62 ans, ingénieur et son suppléant Lucien Guélennec, 55 ans, fonctionnaire. René-Marie Bouin, secrétaire régional et membre du bureau politique national estime « que les contre-pouvoirs que nous sommes doivent s’exprimer ».

Quiberon. Le maire Jean-Michel Belz exclu de l’UMP

C’est par un fax envoyé mardi par le vice-président de l’UMP, Jean-Claude Gaudin, que Jean-Michel Belz, maire de Quiberon et candidat aux législatives dans la deuxième circonscription du Morbihan, a appris son exclusion de l’UMP. Cette décision s’explique par son choix de maintenir sa candidature jugée dissidente face au candidat choisi par l’appareil, le maire de Carnac, Michel Grall. Joint par téléphone, hier soir, Jean-Michel Belz commentait cette exclusion avec une pointe d’amertume : « Je n’ai rien demandé au parti, et pourtant je suis exclu. Je me présente sans eux, je paie ma cotisation, et ils m’excluent. Pourquoi ? Parce que je suis le vilain, parce que je n’ai pas obéi, alors qu’ils ne voulaient pas que j’aille à l’élection, alors ils me tirent l’oreille. Mais je fais toujours partie de la majorité présidentielle : j’ai mes idées, je soutiens Sarkozy et je suis pour l’ouverture. Maintenant, qu’est-ce que vous voulez que ça me fasse ? C’est dommage, même petit, comme attitude. Mais je ne suis ni triste, ni déçu. Je ne vais pas faire de recours. Ce qui compte, ce sont les électeurs, la reconnaissance de mes confrères maires sur le terrain, pas le parti. Et vous allez voir, si je suis élu, ils reviendront me chercher ! ».
 

Parti communiste. Gaëlle Abily, candidate sur Brest-ville

Gaëlle Abily, candidate sur Brest-ville. Candidate en 2002 sur la deuxième circonscription du Finistère (elle avait alors recueilli 2,28 % des voix), Gaëlle Abily, 34 ans, vice-présidente du conseil régional à l’égalité professionnelle et à la qualité de l’emploi, s’y présente de nouveau sous les couleurs du Parti communiste. Son suppléant est Jean-Yves Riou, 59 ans, professeur d’histoire-géographie dans l’enseignement secondaire, qui précise ne pas être membre du PCF mais simplement l’un de ses « compagnons de route ». À l’initiative de Gaëlle Abily, le conseil régional a adopté, en février 2007, la « charte de progrès pour l’emploi de qualité », un dispositif d’évaluation des fonds publics versés aux entreprises en Bretagne.

Douze candidats pour un seul siège à Guingamp

Après l’élection présidentielle, les urnes vont de nouveau parler en juin. Les électeurs vont retrouver le chemin de l’isoloir afin d’élire leur député. Depuis 2002, Marie-Renée Oget (Parti socialiste) occupe ce poste. Il y a cinq ans, douze candidats s’étaient lancés dans la course à la députation. Félix Leizour (Parti communiste) avait décidé de passer le relais. Gérard Lahellec, son dauphin, avait échoué dans la tentative de garder la circonscription dans le rouge. Le Parti socialiste l’avait emporté avec 55,82 % des voix au second tour. Aujourd’hui, Marie-Renée Oget aimerait bien conserver son siège de députée. Elle n’est pas la seule à vouloir ce poste. Les femmes sont nombreuses à se bousculer au portillon : neuf prétendantes sur les douze candidats déclarés. Dans la quatrième circonscription, la politique n’est pas une affaire d’hommes en matière de législatives. Sur l’échiquier politique, les visages ont parfois changé. Pas leur nombre. Les candidats sont aussi nombreux qu’en 2002.
Un matelas de voix
Les deux tours de l’élection présidentielle ont permis de constater que la quatrième circonscription, celle de Guingamp, est bien ancrée à gauche. La vague bleue ayant submergé la France, le 6 mai, n’a pas vraiment mouillé les pieds des électeurs de la circonscription guingampaise.  Ségolène Royal est arrivée en tête dans tous les cantons : 98 communes des 106 communes de 13 cantons de cette circonscription ont voté massivement à gauche. La carte de la quatrième circonscription respire le rose du Parti socialiste. Les électeurs de Ségolène vont-ils voter pour Marie-Renée ? En théorie, le maire de Treffrin peut compter sur ce matelas de voix. Elle devra bien évidemment les partager au premier tour avec les candidats de la gauche plurielle. Et ils sont nombreux : Michel Priziac (Mouvement radical de gauche), Gérard Lahellec (Parti communiste), Mona Bras (UDB-Verts), Sylvie Guillou (Ligue communiste révolutionnaire), Yves Thoraval (Lutte ouvrière) et Hélène Borel (Parti des travailleurs). À droite, Marie-Élisabeth Bague, la candidate du parti de Nicolas Sarkozy, devra aussi composer avec du monde (lire ci-contre). Autre candidate de poids : la fille spirituelle de François Bayrou. Marie-Françoise Droniou (UDF) ne compte pas non plus faire de la figuration dans cette élection.

23.05.2007

Des candidats CPNT « partout » aux législatives

Frédéric Nihous (Chasse, Pêche, Nature, Traditions), qui avait obtenu 1,15 % des voix au premier tour de la présidentielle, a annoncé hier que pour « imposer une vraie politique rurale » au nouveau président, son parti présentera des candidats « partout » aux législatives des 10 et 17 juin. CPNT sera « vigilant et attentif à cette nécessité d ’ une vraie politique rurale et à cette prise en compte réelle de l’égalité des chances partout et pour tous », a ajouté l’ex-candidat.

22.05.2007

Les centristes partent divisés

Avec la création du Mouvement démocrate (MoDem) par François Bayrou et d ’ un autre parti par les UDF ralliés à Nicolas Sarkozy, emmenés par le nouveau ministre de la Défense Hervé Morin, le centre part divisé à la bataille des législatives.
La scission de l’UDF, redoutée par des parlementaires centristes au lendemain de la victoire de Nicolas Sarkozy, est en train de se concrétiser : après le MoDem lancé le 10 mai par François Bayrou, les députés UDF ayant rejoint la majorité présidentielle ont à leur tour annoncé la création d ’ un nouveau parti, qui présentera « une centaine » de candidats aux législatives. Ils espèrent entraîner avec eux « de nombreux militants et sympathisants UDF qui ne se reconnaissent pas dans la démarche de François Bayrou » , selon le député de Côte d ’ Or François Sauvadet, ex-porte-parole de l ’ UDF. Les candidats aux législatives qui se présenteront sous le label « majorité présidentielle » se sont inscrits dans les préfectures sous l’appellation Parti social libéral européen (PSLE) en attendant que le parti se baptise, le « Nouveau centre » faisant partie des pistes à l ’ étude. Ses fondateurs doivent tenir une conférence de presse vers le 29 mai. Le MoDem, parti du centre « indépendant » , revendique « 70.000 adhérents » et présentera 535 candidats aux législatives. Il lancera sa campagne jeudi, lors d ’ une réunion publique au Zénith à Paris.
Le MoDem privé de groupe parlementaire ?
Mais alors que les UDF de la majorité présidentielle, forts de leur accord avec l ’ UMP, comptent obtenir une « trentaine » de sièges à l ’ Assemblée, ce qui leur permettrait de constituer un groupe parlementaire (20 minimum), le MoDem n ’ est crédité par les sondages que de 2 à 10 sièges (TNS Sofres), voire 0 à 4 (BVA), malgré un score de premier tour entre 12 % et 15 %. Et ceci alors que son fondateur a réalisé un score de 18,57 % au premier tour de la présidentielle. Pour François Bayrou, qui réclame depuis longtemps l ’ introduction de la proportionnelle aux législatives, ce « scandale démocratique » découle du fait que le MoDem refuse de « faire allégeance à un camp ou à l ’ autre » , refusant ainsi les précieuses alliances nécessaires dans le mode de scrutin actuel.

Au Parti socialiste, éviter la « démobilisation de l'électorat »

Le Parti socialiste est prêt pour la campagne des législatives, avec un meeting de lancement de campagne , demain, à Bordeaux.
Stéphane Le Foll, bras droit du premier secrétaire , a insisté sur « l ’ effort de renouvellement » du PS : près de 30 % de candidatures nouvelles, 48 % de femmes, le PS étant « le parti qui a fait l ’ effort le plus significatif en matière de parité » , et 17 candidats issus de la diversité. Il a regretté , à cet égard , que des socialistes se présentent en dissidents contre des candidats investis par le PS, et réitéré qu ’ ils seraient exclus du parti, y compris pour les échéances locales à venir. « Pour rythmer et dynamiser » la campagne, le PS , crédité de 28 % des intentions de vote, tiendra trois meetings, dont le premier , demain, à Bordeaux, en présence du premier secrétaire François Hollande et du député Verts de Gironde , Noël Mamère. Auparavant, aujourd’hui, à Argenteuil (Val-d ’ Oise), François Hollande tiendra une réunion publique de soutien au secrétaire national Faouzi Lamdaoui.
« En conquête »
Pour Stéphane Le Foll, il faut éviter à tout prix une « démobilisation de l ’ électorat » qui donnerait une majorité « écrasante » au gouvernement et poserait les conditions d ’ une politique menée « sans aucun frein » . Après la présidentielle, « il y a une dynamique (en faveur de la droite) qui peut justifier les sondages, mais à nous de renverser cette logique et de les démentir » . « L ’ objectif, a-t-il souligné, est de faire le maximum de gains » afin que « le bloc à gauche soit suffisamment fort pour éviter que Sarkozy et son gouvernement n ’ aillent jusqu ’ au bout d ’ une logique de destruction et de régression sociale » . « Nous sommes en conquête, notamment sur les 200 circonscriptions où Ségolène Royal a fait plus de 50 % des voix », a affirmé François Hollande. « Je dis à tous les Français de ne pas se résigner. Chaque député de gauche élu sera « garant du pacte social et républicain ».

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