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19.06.2007

Jean-Jacques Urvoas. Le parcours d’un homme réservé

Fils de militaire de centre droit, Jean-Jacques Urvoas a gardé de son père une certaine réserve par rapport aux autres et aux événements. Portrait d’un député socialiste, secrétaire départemental de son mouvement, qui a fait un véritable carton à Quimper ville avec 57% des voix. Ouvrant un boulevard à la gauche pour les municipales.

 


« Je n’aime pas quand les choses s’emballent. J’ai horreur de la vitesse. J’aime prendre le temps de la réflexion avant d’agir ». Jean-Jacques Urvoas est tout sauf un impulsif. Ce maître de conférence en droit public, même s’il n’est pas des plus populaires, n’en est pas pour autant un psychorigide ou un triste sire. Mais l’humour, il le préfère savamment dosé. Et de préférence saupoudré d’un zeste d’ironie et de dérision.

 

« Pas envie d’être maire »

Jean-Jacques Urvoas, souvent tiré à quatre épingles, n’a pas la réputation d’être tendre avec les autres, ni avec lui-même d’ailleurs. Quand on lui demande si le boulevard qu’il a ouvert à la gauche dimanche (57%) lui donne l’envie de prendre le volant pour les municipales, il n’hésite pas à déclarer : « Ce n’est pas ma course. Je n’ai pas les qualités requises. Je n’aurai jamais les capacités à envisager l’avenir d’une ville. Par contre, je me vois très bien dans la peau d’un député ». Voilà qui est fait depuis dimanche.

 

Démission du conseil régional

Jean-Jacques Urvoas a toujours affiché son aversion pour le cumul des mandats. Début juillet il remettra donc sa démission du conseil régional, assemblée où il siège depuis 2004(*). On le voit, les choses sont claires et parfaitement posées. C’est le style de la maison. Cette conduite morale du personnage et cette abnégation peuvent aller très loin. Comme pendant la campagne pour la présidentielle où ce rocardien, devenu strauss-khanien, a roulé, sans écart de conduite, mais sans enthousiasme débordant, pour Ségolène Royal. « Je fais mon boulot et j’essaye de bien le faire », déclarait alors le secrétaire fédéral du PS quand on l’interrogeait sur son engagement dans cette campagne quelque peu atypique.

 

Fils spirituel de Bernard Poignant

Dimanche soir, une fois élu, Jean- Jacques Urvoas a longuement étreint Bernard Poignant. L’homme auprès de qui il a grandi politiquement, comme directeur de cabinet à la mairie de Quimper. Le député européen a même versé une larme pour son poulain. Que de chemin parcouru depuis 1977, date à laquelle le jeune Jean-Jacques Urvoas adhérait pour la première fois au PS ! Il avait alors 17 ans. (*) Jean-Jacques Urvoas sera remplacé par Yohann Nédélec, conseiller municipal au Relecq-Kerhuon.

 

Didier Déniel 

Commentaires

Il est dommage que vous ne puissiez pas mettre tout votre talent au profit de la ville de Quimper afin que la gauche reconquiert cette ville.
merci pour votre réponse à mon précédent message
François BONDERF (adhétent PS 1983)

Ecrit par : BONDERF | 28.06.2007