5-3 pour l’UMP en 2002, 5-3 pour le PS en 2007 : les résultats d’hier ont redonné la majorité départementale au PS qui, à la surprise générale, emporte cinq des huit sièges de députés. Les femmes ont également perdu la majorité dans un département qui était le seul de France à avoir cinq représentantes sur huit à l’Assemblée.
Marcelle Ramonet (Quimper) et Hélène Tanguy (Pont-l’Abbé-Douarnenez) ont perdu leur siège de députée. On savait que pour l’une comme pour l’autre, la partie était loin d’être gagnée d’avance, mais on ne s’attendait pas à ce que le PS réalise le doublé en Cornouaille avec deux candidats qui se présentaient pour la première fois à la députation. La victoire de Jean-Jacques Urvoas à Quimper est même totalement inattendue par son ampleur, puisque le candidat PS s’impose avec 2.400 voix d’avance. Hélène Tanguy, quant à elle, est battue par la première vice-présidente du conseil général, Annick Le Loc’h. Le report des voix du MoDem-UDF semble avoir ici, plus qu’ailleurs, bénéficié à la candidate socialiste au point que la gauche arrive largement en tête à Plonéour-Lanvern, fief du président départemental du MoDem.
Adam mieux que Le Guen
Le retour de balancier en faveur du PS est tel que le meilleur score du département ne revient pas à l’UMP Jacques Le Guen (54,8 %), qui avait frôlé l’élection dès le premier tour, mais à Patricia Adam (PS) réélue à Brest avec 55,51 % des voix. Marylise Lebranchu, à Morlaix, fait presqu’aussi bien (54,38 %), tout comme Gilbert Le Bris (Concarneau) qui retrouve son siège avec plus de facilité que prévu. Outre Jacques Le Guen, l’UMP conserve le siège de Brest rural où Marguerite Lamour totalise 52,37 % face au maire de Brest, François Cuillandre, et celui de Châteaulin-Carhaix où, comme d’habitude, le score est serré, Christian Ménard ne retrouvant son siège qu’avec 50,19% des voix. Reste maintenant à savoir quel prolongement ce résultat départemantal inattendu aura sur les prochaines municipales. À Quimper, où la députée sortante a probablement payé une certaine atonie de la vie municipale, la ville est désormais à la portée du PS. Sur Brest et Morlaix, la droite, de toute évidence, a encore du chemin à faire.