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13.06.2007
Quimperlé - Concarneau : huit questions à Gilbert Le Bris (PS)
En ballottage favorable après le premier tour de scrutin, Gilbert Le Bris (PS) sera opposé, dimanche, à Jeanne-Yvonne Triché (UMP). Comme sa concurrente (lire en page Concarneau), le député sortant a répondu à nos questions.
À 58 ans, pour sa seconde campagne, Gilbert Le Bris sera une nouvelle fois confronté, dimanche, à Jeanne-Yvonne Triché, maire et conseillère générale de Scaër. Un exercice auquel le député-maire de Concarneau est déjà bien préparé, depuis sa première investiture de 1981 au Palais Bourbon, en remplacement de Louis Le Pensec.
L'emploi souffre dans cette circonscription. Quels sont les axes de développement économique souhaitables, selon vous ?
« Les bases de l'économie sont celle du secteur primaire de l'agriculture, de la pêche, puis de l'agroalimentaire. Ensuite, le tourisme parce que le secteur est important pour cela. Un développement qui doit se faire, dans tous ces domaines, en lien avec la protection de l'environnement, afin de conserver nos atouts. Dans mon projet, j'ai d'ailleurs une proposition d'assises du développement économique, de l'emploi et de l'environnement, sans doute à l'automne. »
La Poste, hôpital de Quimperlé, France Telecom... Quelles seront vos actions pour la défense des services publics menacés ?
« Dans le passé, je me suis déjà battu pour les services publics. Ils représentent plusieurs éléments indispensables : éléments de lien social, d'aménagement du territoire, de cadre de vie et d'égalité d'accès aux chances. Pour ces raisons, nous avons besoin des services publics. Mon souhait est également de les renforcer dans le domaine de l'hospitalisation, a contrario de ce que prône le gouvernement actuel, et de me battre pour la desserte, notamment ferroviaire. »
Êtes-vous pour ou contre la suppression de la carte scolaire ? Pourquoi ?
« Je suis contre la suppression de la carte scolaire, mais pour un aménagement. Elle peut être revue pour mieux s'adapter aux réalités actuelles. Sans remettre en cause ses fondements, qui visent à maintenir la mixité sociale. Sinon il y aura des écoles de riches et des écoles de pauvres. Ce n'est pas acceptable. »
Si vous êtes réélu, dans quelle commission avez-vous l'intention de travailler, à l'Assemblée nationale ?
« Je pense que je vais rester à la défense. On nous demande deux choix ; alors, si je suis réélu, je dirais la défense ou productions-échanges. »
La partie s'annonce serrée, pour ce deuxième tour. Où sont vos réserves de voix ?
« En tête au premier tour avec une avance accrue par rapport au premier tour de 2002. On estime le score bon. Mais il faut rester mobilisés et déterminés. J'espère récupérer des voix de gauche : dans un contexte gauche-droite, comme c'est le cas, elles devraient se reporter sur ma candidature. L'électorat de Catherine Tanguy-Gallen est, par nature, très indépendant. Il peut juger sur les personnalités, pour que la circonscription soit bien représentée et bien défendue. Et puis il y a les abstentionnistes du premier tour qu'on essaye de mobiliser pour le second. Notamment les jeunes, après leur mobilisation pour la présidentielle. On aimerait qu'ils retrouvent le chemin des urnes. »
Êtes-vous pour ou contre le cumul des mandats ? Si vous êtes réélu, avez-vous l'intention d'abandonner un de vos mandats ?
« Je suis défavorable au cumul. C'est l'une des propositions défendues dans notre programme : le mandat parlementaire unique. Je suis dans cette logique parce qu'on espère gagner. Ça s'appliquera immédiatement si la gauche gagne. En fonction du résultat, je serai amené à avoir une réflexion et à prendre une décision durant l'été... Je me suis d'ailleurs déjà défait du mandat de président de la communauté de communes, alors que je n'étais pas obligé de le faire. »
Quels sont les principaux défauts ou points faibles de votre adversaire ?
« Quand la question m'a été posée au premier tour, j'ai expliqué que je connaissais trop bien Catherine Tanguy-Gallen pour en dire du mal et trop mal Jeanne-Yvonne Triché pour en dire du bien. Nous avons des relations normales, entre député et maire de Scaër. Pour le reste, je ne sais d'elle que ce qui est public. La façon, notamment, dont elle a été désignée par son parti et non pas élue. Après, c'est à l'électorat de saisir ses points forts et ses points faibles. »
Après plusieurs mandats, de député, ne craignez-vous pas l'usure du pouvoir ?
« Je suis en pleine forme physique, mentale et psychologique... Je ne me sens pas du tout usé. Ma chance, c'est d'avoir beaucoup de militants socialistes dans la circonscription. Notre travail est celui d'un collectif de militants et d'élus. La campagne, je l'ai d'ailleurs faite avec un véritable plaisir. Je vais à la rencontre des gens dans un état d'esprit de dialogue ».
Propos recueillis par Jean Le Borgne
14:44 Publié dans Quimperlé - Concarneau | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Quimperlé, Concarneau, Gilbert Le Bris, PS, Parti socialiste







