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12.06.2007

Fabrice Loher (UDF - Majorité présidentielle) battu mais pas abattu

Seule la victoire est belle ! Cependant, Fabrice Loher affirme avoir dépassé l'amertume de la défaite et oublié les règlements de compte entre amis de droite. Il appelle à voter pour la candidate de la majorité présidentielle et songe d'ores et déjà à la prochaine échéance électorale : les élections municipales de 2008.


Il avait rédigé de longue date son courrier de désistement en faveur de la candidate UMP. Mais il ne pensait pas la parapher ! « On avait quand même envisagé ce scénario », confiait hier après-midi Fabrice Loher, à peine remis du verdict des urnes.

« Préparé à ce genre de coup dur »
« Sur le moment, on a un sentiment d'injustice à l'idée qu'une personne extérieure rafle la mise », avoue-t-il, avant d'ajouter : « Je suis un homme public, je suis préparé à ce genre de coup dur ». Toutefois, il n'avait pas imaginé une telle issue même si le début de la campagne avait été difficile avec les déchirements au sein de la maison UDF. Sans oublier la vive concurrence avec l'UMP sur l'appellation très convoitée de majorité présidentielle.

Une prime à l'étiquette
« Françoise Olivier-Coupeau a été épargnée par les rivalités UMP-UDF. Et nous avons subi le très mauvais positionnement de François Bayrou qui a dérouté de nombreux électeurs. UDF, MoDem, PSLE... les sigles n'étaient plus perceptibles et nous avons été confrontés à un problème d'image », analyse Patrick Bollet, le directeur de campagne du candidat UDF. « Or, c'est l'étiquette qui l'a emporté sur le programme. Sous le quinquennat, les législatives constituent vraiment le troisième tour de la présidentielle », observe Fabrice Loher qui croit toujours à une possible alternance.

Dépasser les ressentiments
Mais laquelle ? Tout en apportant son soutien - du bout des lèvres - à Maria Colas, il prépare dès à présent le rendez-vous de 2008. « Ce scrutin confirme au moins un point : l'union de la droite est incontournable pour les municipales », déclare le chef de file de l'opposition qui entend conserver son rang, malgré le revers de dimanche. « Attention à ne pas mélanger un vote politique et national avec un vote plus affectif et local », prévient-il. Pour cela, les uns et les autres devront dépasser les ressentiments accumulés tout au long d'une campagne qui a vu fleurir de nouvelles ambitions locales.

Patrick Hernot 

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