« Michel Le Scouarnec : gauche alternative et antilibérale à Auray | Page d'accueil | Roger Calvez, candidat du PT sur Brest-ville »

05.06.2007

PC : « De bonnes raisons de voter pour les candidats du PCF »

Les communistes brestois organisaient hier un meeting de soutien à leurs candidats aux législatives, en présence du directeur de L'Humanité Patrick Le Hyaric. Selon celui-ci, la disparition d'un groupe communiste à l'Assemblée nationale, à laquelle il ne semble pas vraiment croire, constituerait « une mauvaise chose pour le peuple ».



Il faut 20 députés pour constituer un groupe politique à l'Assemblée nationale. Le PC, qui en comptait 22 dans la chambre sortante, pourrait, selon les instituts de sondages, perdre encore un certain nombre de sièges au sortir de ces législatives et ne pas réussir, cette fois, à franchir cette barre des 20 députés... Patrick Le Hyaric :
Vingt députés, c'est le seuil actuel pour un groupe, mais c'est une décision qui dépend du règlement intérieur de l'Assemblée. À une époque, c'était 35. Puis ce fut 30. Aujourd'hui, c'est 20. De toute façon, je pense que le PC n'aura pas un aussi faible nombre de députés que certains le lui promettent. Il devrait en retrouver à peu près autant que sous la législature qui vient de s'achever.

Même si vous n'y croyez pas, quelles seraient les conséquences pour votre parti de la disparition de son groupe parlementaire à l'Assemblée ?
Ne pas disposer d'un groupe parlementaire, c'est, par exemple, ne pas avoir de temps de parole ou ne pas pouvoir déposer des amendements lors des débats budgétaires. Le groupe communiste a parfois réussi, grâce à ses amendements, à faire déplacer de trois à quatre milliards d'euros de dépenses. Mais ce serait surtout regrettable pour le peuple...

En quoi, par exemple ?
Sans le groupe communiste de l'Assemblée, la loi de modernisation sociale de 2002, immédiatement supprimée par le gouvernement Raffarin à peine en place, n'aurait pas inclus le volet anti-licenciements boursiers. Nous n'aurions pas eu la loi dite Gayssot, qui punit les propos racistes et antisémites, ainsi que la loi dont Georges Hage est à l'origine sur le harcèlement au travail. Voter pour les candidats communistes aux législatives, c'est dire non au projet de TVA sociale de Sarkozy et à celui qui prévoit le paiement de quatre franchises pour tous les assurés sociaux, alors qu'il serait possible de faire cotiser les revenus financiers, comme le propose le PC. C'est dire non au projet de privatisation, sous couvert d'autonomie, des universités. C'est dire non au vote par le parlement de ce mini-traité constitutionnel européen ultra-libéral refusé par le peuple français en 2005. Les électeurs qui sont favorables à toutes ces mesures, eux, ont raison de voter pour les candidats de l'UMP...

Propos recueillis par Patrice Le Berre 

Ecrire un commentaire