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05.06.2007

André Garçon (LCR) à Brest-Ville : « Satisfaire l'urgence sociale »

La LCR présente la candidature d'André Garçon à la législative de Brest-Ville. Fort des 5 % obtenus à Brest par Olivier Besancenot, ce militant chevronné affirme le besoin d'« une vraie gauche de lutte, en face de ce gouvernement anti-ouvrier de choc ».


André Garçon prévient : « Il ne doit pas y avoir d'état de grâce pour le nouveau gouvernement. Son ouverture ? Du bluff ! Aux postes-clés ? Des fidèles : Fillon, Juppé qui ont en commun d'avoir porté des attaques contre la protection sociale en 1995 et en 2003 avec les grèves que ça a entraînées ». Il l'affirme : « Cette droite dure prépare une politique brutale, tout en jouant patte de velours jusqu'au soir du 17 juin ». Première indication : «La mise en place d'une franchise sur le remboursement des soins, alors qu'un Français sur cinq renonce déjà à se soigner pour des raisons financières ! ».

Contre la « gauche molle »
Le PS n'est pas épargné par le candidat qui n'oublie pas de souligner que « c'est Jospin qui a privatisé France Telecom... Face à une droite dure, il ne faut pas une gauche molle ! ». A ses yeux, comme à ceux de sa suppléante, Monique Saluden, infirmière, «la défaite de la gauche à la Présidentielle remonte à loin... A courir derrière le centre, elle perd les élections. Le PS s'est adapté au libéralisme au point d'approuver le Traité constitutionnel européen ». Les priorités du candidat visent, explique-t-il, à « satisfaire l'urgence sociale » : smic à 1.500 € net, loi interdisant les licenciements, construction d'un million de logements sociaux... Sans oublier la création, à Brest, d'une filière publique de déconstruction des vieux navires. Pour défendre ces propositions, André Garçon ne se contente pas d'arpenter les marchés : « Je serai en grève jeudi et je manifesterai à Quimper, avec mes camarades, contre les 22.000 suppressions d'emploi à France Telecom ou la fermeture de sites comme l'agence de Concarneau ».

« Sans compromission »
La LCR, explique son candidat, défend «une politique 100 % à gauche, en totale indépendance vis-à-vis du PS. Ce n'est pas le cas, sur Brest-Ville, des candidats PC, Verts, Frankiz-Breizh ou Gauche Alternative qui étaient tous sur la liste du PS aux dernières municipales ». Objectif, à terme : « Travailler avec ceux qui le souhaitent à la construction d'un nouveau parti anticapitaliste qui défende une politique vraiment à gauche, sans compromission avec le social-libéralisme ou la gauche caviar dont une partie est vite allée à la soupe ». Un parti dans lequel la LCR pourrait aller jusqu'à se dissoudre ? « La ligue n'est pas une fin en soi », considère André Garçon.

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