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04.06.2007

Isabelle Le Bal (UDF-MoDem) candidate à Quimper

« C'est le moment ! » La candidate UDF-Mouvement démocrate Isabelle Le Bal affiche son enthousiasme, trois semaines après les 24 % recueillis par François Bayrou dans la circonscription.


« C'est le moment ! », c'est son slogan. «Je ne peux tout de même pas laisser des électeurs de Bayrou orphelins ! Certains ont déjà été frustrés par son absence au deuxième tour de la présidentielle », s'amuse-t-elle. « Politiquement, il y a un angle de tir, plus que jamais, sur cette circonscription de centre droit-centre gauche, où il n'y a pas eu, je crois, de candidat centriste depuis André Monteil (NDLR : maire de Quimper de 1955 à 1959) », confie-t-elle plus sérieusement.

« Énorme frustration »
Isabelle Le Bal est entrée en politique en 1981, à l'âge de 17 ans. «Mes parents appartenaient à la démocratie chrétienne, j'ai en moi cette culture politique et chrétienne qui place l'homme au coeur de la société. J'ai adhéré tout naturellement au Centre des démocrates sociaux pendant la campagne de Giscard ». Très vite, l'impatiente militante préside les Jeunes démocrates sociaux du Finistère (1983-1988). « Cela vous donne le sens de la responsabilité politique », assure-t-elle. Pendant onze ans, de 1986 à 1997, Isabelle Le Bal a également vécu la politique à travers l'engagement de son député de père, Jean-Yves Cozan. Elle en a été l'attachée parlementaire. Entre-temps, elle s'est glissée dans la peau de l'élue locale. Elle se voyait, dès 1995, adjointe quimpéroise à la culture. « La littérature, la culture et la politique, c'est ma vie », s'exclame la candidate. La droite est alors battue de 24 voix. Elle a dû ronger son frein dans l'opposition pendant six ans. « Une énorme frustration, même si en siégeant à la commission des finances, j'étais au coeur des enjeux de la ville. » La centriste a finalement obtenu la culture en 2001. La culture, elle l'enseigne aujourd'hui à l'École supérieure de commerce de Brest. Elle est aussi devenue conseillère régionale de Bretagne en 2004. Et siège par ailleurs au bureau politique national de l'UDF-Mouvement démocrate. Contrairement à quelques-uns de ses amis centristes locaux, elle indique avoir toujours « assumé la posture d'indépendance et de liberté de François Bayrou ».

Éventuel désistement ?
« Parce qu'il incarne parfaitement les valeurs d'un mouvement dont il a su élargir la sociologie, qui est plus urbaine et jeune qu'aux temps du MRP puis du CDS. Il ne trahit rien de nos valeurs, il anticipe, transforme, porte une nouvelle vision de la politique avec un réel sens du pragmatisme », commente la Quimpéroise. «C'est d'ailleurs ce pragmatisme-là que nous appliquons à la Région à l'égard de la majorité de gauche. Nous approuvons lorsque la politique nous apparaît cohérente et désapprouvons lorsque les orientations ne sont pas bonnes. C'est ce que nous entendons faire à l'Assemblée nationale vis-à-vis de la majorité présidentielle UMP », certifie Isabelle Le Bal. A-t-elle songé à un éventuel désistement, genre droite solidaire, si elle se qualifie pour le dexième tour ? «Bayrou n'a rien dit pour le moment. Moi j'y vais, déterminée, pour que nous ayons le groupe le plus fort possible à l'Assemblée. »

Bruno Salaün 

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