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04.06.2007

Alain Cadec (UMP) à Saint-Brieuc

Premier adjoint au maire de Saint-Brieuc depuis 2001, Alain Cadec se présente sous la bannière de l'UMP aux élections législatives. Confiant quant à ses chances de victoire, mais conscient que la circonscription est bien ancrée à gauche.

 


Dans son bureau de l'hôtel de ville de Saint-Brieuc, affichés au mur à côté d'affiches d'événements sportifs, trônent un portrait de Che Guevara et la définition du politicien : « Personne obtenant de l'argent des riches et des votes des pauvres pour protéger les uns des autres ». Candidat pour la première fois à la députation, Alain Cadec, 54 ans en juin, se plaît à souligner son éclectisme en citant les personnages qui ont balisé sa vie : Jean Moulin, Robert Kennedy, Martin Luther King et, dans un tout autre domaine, Jimi Hendrix.

« Je n'ai pas honte d'être de droite »

Pour autant, lorsqu'il s'agit d'évoquer sa sensibilité politique, la réponse fuse : « Je n'ai pas honte d'être de droite. Mon père était résistant. Il m'a élevé dans le gaullisme et dans toutes les valeurs de la résistance. Aujourd'hui, je suis très attaché aux services publics et pourtant, je suis un libéral. Les deux notions sont compatibles ». Entré en politique en 1993 comme directeur de campagne de Christian Daniel - qui allait devenir député quelques semaines plus tard -, ce natif de Saint-Brieuc a, depuis, tracé son chemin : conseiller municipal d'opposition entre 1995 et 2001, adjoint au maire et conseiller général à compter du 18 mars 2001 et, dans la foulée, vice-président de la communauté d'agglomération de Saint-Brieuc (Cabri).

Proche de Fillon et d'Alliot-Marie

Ses responsabilités politiques lui prennent aujourd'hui le plus clair de son temps, « mes jours et mes nuits », sans que cela ne lui déplaise pour autant. Cependant, Alain Cadec sait qu'en cas de victoire au soir du second tour des élections législatives, il sera obligé d'abandonner l'un de ses mandats. Tout comme il sera tenu de mettre un terme à son activité professionnelle - agent d'assurance - qu'il n'exerce plus que deux jours par semaine aux côtés de son associé. Proche des idées du nouveau Premier ministre François Fillon et de celles du ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, le « gaulliste social » entend jouer à fond la carte du « candidat de la majorité présidentielle » durant la campagne. « Aujourd'hui, je suis dans le camp du vainqueur. Cela peut être profitable à la circonscription si je suis élu. » S'il est élu justement, Alain Cadec « s'engage à rendre des comptes » à ses concitoyens, tous les six mois, « sur ce que je fais à Paris ».

Julien Vaillant

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Commentaires

Bonjour Monsieur Cadec,

J'habite la charmante commune rurale de Cohiniac, dans laquelle il me semble vous vous êtes déjà déplacé.

Cependant, votre affiche semble ne pas plaire à tout le monde car voilà deux fois que, mystérieusement, elle disparaît du panneau.

Cohiniac n'est peut être pas un vivier de voix, mais je ne vous apprendrait rien en vous disant que chacune d'entre elles compte dans le résultat final.

Aussi, si il vous reste une affiche, faites un nouveau détour par Cohiniac.

Je vous rassure Monsieur Cadec, avec ou sans affiche, vous emportez mon suffrage.

En vous remerciant
Jacques Le Quéméner

Ecrit par : le quemener | 05.06.2007