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02.06.2007
Émile Robert (MNR) défend sa vision du « patriotisme soft » à Lannion
Émile Robert, candidat du MNR, veut sauver les valeurs d'une France qu'il dit « au fond du trou », « en perdition » et « colonisée ». Mais l'homme se défend d'être raciste. Il parle d'un « patriotisme soft » loin de celui du Front national.
À 65 ans, Émile Robert, fonctionnaire à la retraite, est candidat pour le Mouvement national républicain de Bruno Mégret. Il réside à Cesson-Sévigné, près de Rennes. Un problème familial l'a empêché de venir faire campagne dans la circonscription. C'est donc par téléphone que l'homme explique que le secteur de Lannion-Paimpol, il lui « arrive d'y aller comme touriste ». Il avoue d'ailleurs ne connaître le nom d'aucun autre candidat à ces législatives. Une méconnaissance qui, selon lui, n'a « pas d'importance ». «Le rôle d'un député, c'est de représenter les Français dans leur ensemble. Pas seulement ceux de Lannion. C'est vraiment un mal français de se battre seulement pour son propre confort », analyse-t-il.
« La France est bourrée de racistes de tous poils »
Le regard d'Émile Robert sur la société est plutôt acerbe. «La France est au fond du trou, en perdition, la société est totalement désaxée. Il faut revenir aux valeurs traditionnelles : le travail, la famille et une certaine forme de patriotisme. Cela rappelle des souvenirs malheureux (*) mais ne faisons pas d'amalgame », enchaîne celui qui trouve « lamentable de voir une partie de la jeunesse se jeter dans la boue et s'adonner à la drogue lors de rave parties ». Le candidat du MNR parle aussi d'une « France colonisée par une population essentiellement d'origine africaine ». Mais, il se défend d'être raciste. « Je suis né à Oran, j'ai vécu vingt ans en Afrique du Nord et je suis trois-quart espagnol ». Alors pour trouver des racistes, il pense qu'il faut plutôt aller voir du côté du Front national. Un parti qu'il dit « phagocyté par les Le Pen ». « Une entreprise familiale dirigée par un personnage extrêmement déplaisant ». Pour Émile Robert, le MNR milite plutôt en faveur d'un « patriotisme soft » pendant que le parti de Jean-Marie Le Pen fait, selon lui, dans le « hard ». «Moi, je ne suis pas raciste. J'ai subi le racisme. La France est bourrée de racistes de tous poils et de toutes les couleurs. Le vrai racisme, c'est le communautarisme, mais on n'en parle pas », poursuit Émile Robert.
« Une position de bon père de famille »
Un « phénomène » qu'il explique avoir constaté en Seine-Saint-Denis, département qu'il décrit comme « un petit Liban » et dont il dit avoir été « chassé » après y avoir vécu dix ans. «C'est intolérable de voir 100 voitures incendiées chaque week-end, des écoles brûlées et des filles violées. Les gens qui viennent chez nous et ne respectent pas les lois, il faut leur retirer leur nationalité. Ce n'est pas une position extrémiste mais celle d'un bon père de famille », conclut Émile Robert.
Dominique Morvan
(*) Travail, famille, patrie était la devise du gouvernement de Vichy lors de la Seconde guerre mondiale.
10:00 Publié dans Lannion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : législatives, Lannion, Paimpol, Emile Robert, MNR







