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01.06.2007

Gérard Lahellec (PC) à Guingamp : « Sortir la gauche de son marasme »

Candidat du « rassemblement pour une union nouvelle de la gauche », soutenu par le Parti communiste, Gérard Lahellec, 53 ans, vice-président de la Région chargé des infrastructures et des transports, nourrit « un secret espoir » : être présent au second tour, battre la droite et « déplacer le centre de gravité de la gauche vers la gauche ».


11 h, dimanche, sur le marché de Plestin-les-Grèves. Un paquet de tracts sous le bras, le candidat échange en breton, serre les mains, fait la bise. Il est ici chez lui, en terre conquise ou presque. Simple, discret, il ne fait « pas de déclamations ».

Le fils d'agriculteurs de Plufur
Marié, père de deux enfants, Gérard Lahellec est natif de Plufur où ses parents exploitaient une petite ferme. Technicien à France Télécom, responsable syndical, le militant PC est réélu conseiller régional en 2004. Il est alors nommé vice-président de la Région, chargé des infrastructures et des transports. «Non seulement je ne ferme pas les gares, mais j'en ouvre. En septembre, tout le parc de trains de la ligne Carhaix-Guingamp-Paimpol va être rénové. » Pour la RN164, « nous avons obtenu 20 M€ supplémentaires », ajoute-t-il. Autre corde à son arc, une bonne connaissance de l'agriculture et de l'agroalimentaire. Contre la Constitution européenne, mais « pour l'Europe », Gérard Lahellec estime qu'« il faut fixer une ambition européenne pour l'agriculture ». Autre grande préoccupation : le vieillissement de la population. «Nous accueillons ici des "petites gens" avec des petites retraites. Sans intervention publique, on mettra le quatrième âge dans des conditions de précarité. C'est un enjeu crucial ; on est au bord de l'explosion ».

« Bons souvenirs de 2002 »
Déjà candidat aux législatives de 2002, « pour tenter de succéder à Félix Leyzour », il n'avait recueilli que 15,83 % des suffrages. Mais il garde de « très bons souvenirs de la campagne ». Avec Ange Herviou, maire de Rostrenen, comme suppléant, il nourrit cette fois « un secret espoir » : être présent au second tour et battre la droite. «A nous deux, nous avons un petit bilan à notre actif. Sur 24 circonscriptions en Bretagne, la gauche peut avoir treize députés, contre dix aujourd'hui. Sur ces treize députés, ce serait une bonne chose qu'il y en ait un de notre sensibilité politique. Il peut y avoir "une exceptionnalité" ». À savoir, selon lui, la circonscription de Guingamp.

« Plus à gauche, la gauche sera plus forte »
«Il faut sortir la gauche de son marasme, elle a besoin d'un projet crédible. Notre composante peut y contribuer. Il faut résister à la droite et relever les défis, déplacer le centre de gravité de la gauche vers la gauche, élaborer un projet dans lequel la diversité trouve son compte ». La candidate de l'UDF ? « C'est ni ni... Ce n'est pas la gauche qui va élire des gens de droite ou centre droite ». Sur le bilan de Marie-Renée Oget, « pas de commentaire à faire ». «Ce serait malvenu, prétentieux et déplacé. Peut-être que la visibilité n'est pas suffisante, c'est tout. L'appréciation du bilan, ce sont les gens qui la feront, en votant ».

Catherine Merrer 

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