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31.05.2007

Lorient : le chemin de Groix de Fabrice Loher (UDF)

Il court, il court le candidat ! De porte à porte en réunion publique, Fabrice Loher laboure la cinquième circonscription pour atteindre ses deux objectifs. Tout d'abord, s'imposer comme le porte-drapeau légitime de la majorité présidentielle, puis faire tomber dans l'escarcelle de la droite le pays de Lorient. Récit de campagne.



Non, il n'a pas succombé à la tentation de Groix, comme d'autres hommes politiques avaient cédé, avant lui, à celle de Venise !

« Pas une candidature de témoignage »
Certes, il confesse un stress et une énergie dépensée à esquiver les mauvais coups. Fabrice Loher affirme avoir enfin dépassé les petits règlements de compte entre amis. Et si l'île de Groix sous le soleil est une invitation aux vacances, le candidat UDF est, avant tout, venu arpenter le terrain de la plus petite commune de la circonscription. « C'est un petit laboratoire du pays de Lorient. On voit en réduction ce que l'on aura à gérer dans dix ans : la maîtrise foncière, le logement, l'accueil touristique », explique-t-il pour justifier sa seconde visite sur l'île, avant une troisième prévue plus tard. Les 2.300 Groisillons sont très courtisés. Fabrice Loher n'a pas oublié 2002 et l'attitude du maire de l'époque, son adversaire de droite.

« Être vu et entendu »
« Je n'ai pas perdu à cause de Groix, corrige-t-il. La fois d'avant, je n'avais fait qu'un trop bref passage. Cela s'était su ». Cette fois, il veut corriger l'oubli.

Sur les pas de son guide local, le maire adjoint Joël Tristan, il multiplie les rencontres. Une visite avortée devant la porte close du nouveau centre de secours, un détour par le Trou de l'Enfer pour y découvrir le programme de reconquête de la végétation sur un site très prisé des touristes et une halte au foyer-logements pour prendre la mesure des difficultés d'hébergement sur l'île des personnes âgées dépendantes. « Nous payons 1.200 € par mois. C'est trop cher. Comment fait-on avec 800 € de retraite », s'insurge, une résidente de 89 ans. À l'heure du multimédia, le contact direct reste la priorité du candidat. La distribution des tracts reste un exercice incontournable dans ce travail de proximité. Sans oublier les étapes obligées dans les lieux de convivialité. « Les bars sont des relais inévitables », indique Patrick Bollet, le directeur de campagne de Fabrice Loher.

« Ici on n'aime pas afficher ses opinions »
Alors, direction Locmaria, un secteur plus favorable à la droite, selon Joël Tristan. Et, sans surprise, l'accueil est sympathique. « Voila du sang neuf avec ce jeune candidat », salue une habitante, depuis sa fenêtre. Le tour du village s'achève au pas de course. Il faut enchaîner sur une réunion publique, un autre classique. Les sympathisants se comptent sur les doigts des deux mains. Qu'importe ! « Ici, on n'aime pas afficher ses opinions politiques », explique l'hôte du jour. Il faut reprendre le bateau. « Si vous êtes élu, ne nous oubliez pas », lance un Groisillon.

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