31.05.2007

Jean-Yves Queinnec (La France en action) à Châteaulin - Carhaix : « Mobiliser les esprits »

« Mobiliser les esprits ». En se présentant aux élections législatives, c'est en tout cas ce que souhaite réussir Jean-Yves Queinnec. Le verbe haut et la plume assassine, ce Carhaisien de 52 ans entend « lutter contre les injustices et défendre les classes populaires ». Vaste programme.


Des douze candidats qui vont briguer les suffrages des électeurs de la 6 e circonscription du Finistère, Jean-Yves Queinnec, présente une particularité de taille. C'est en effet le seul à avoir voulu se présenter à la magistrature suprême, la présidence de la République. C'était en 1995. S'il n'est bien évidemment pas allé au bout, il affirme tout de même avoir recueilli « près de 150 parrainages ». Depuis, l'homme a remisé ses rêves au rang des douces utopies et s'est contenté de scrutins plus modestes : les législatives dans la circonscription de Concarneau-Quimperlé ou les cantonales à Châteaulin. Celui qui fût un moment adhérent d'un parti nationaliste breton, s'y était à chaque fois présenté sous une étiquette indépendante. Cette fois, c'est sous la bannière commune du parti politique « La France en action », et de son association baptisée « Union des mécontents bretons », qu'il part en campagne.

« Lutter contre les injustices »
Tour à tour agriculteur, chef d'entreprise dans le secteur automobile ou encore « directeur d'un kolkhoze de plus de 5.000 ha en Pologne », Jean-Yves Queinnec est aujourd'hui employé dans une entreprise agroalimentaire de la région de Carhaix. Une ville où il s'est installé au début des années 2000 et dans laquelle il n'a pas tardé à se faire connaître en distribuant dans les boîtes à lettres, sa feuille mensuelle baptisée « Le coup de gueule ». Dans un style particulier ou les insultes et les attaques personnelles font office de ligne éditoriale, il concentre ses attaques sur les élus locaux et l'administration. L'homme veut « dire tout haut ce que certains pensent tout bas » et se flatte « de ne jamais avoir été condamné pour diffamation ». Dans ses écrits mensuels, comme dans ses propos de campagne, l'homme entend « lutter contre les injustices » et défendre les classes populaires « inquiètes pour leur avenir et souvent maltraitées ». Là encore, Jean-Yves Queinnec, ne fait pas dans la nuance. Il y dénigre pêle-mêle «les politiciens véreux, les fonctionnaires méprisants, la pseudo-justice qui n'est pas la même selon que l'on soit puissant ou misérable, les policiers qui abusent de leur pouvoir... ».

« Prendre le maquis électoral »
Après avoir dressé le constat d'une société « corrompue et décadente », il avance ses solutions pour combattre « le laxisme et les injustices flagrantes ». Paradoxalement, la première d'entre elles viserait à créer une exception bretonne en instituant « une zone franche sur la partie ouest de la région, pour exempter les entreprises de charges sociales et fiscales ». Pour développer l'économie locale, il envisagerait également « d'obliger les banques à créer des capitaux risque afin de relancer les petites entreprises familiales en milieu rural ». Mais tout cela ne pourrait bien évidemment pas se faire, selon lui, « sans un grand coup de balai de la classe politique locale accaparée par les fonctionnaires » et contre lesquels il appelle à « prendre le maquis électoral ».

Dominique Perrot 

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