Quand il aborde sa candidature dans cette 8 e circonscription, Louis-Daniel Gourmelen annonce clairement la couleur. « Le but n’est pas de faire parler de moi. Il n’y a aucun enjeu personnel. Mais il s’agit de faire connaître notre nouveau parti ». Un « parti politique révolutionnaire de lutte des classes » baptisé « Communistes », et né en 2002 à l’initiative d’anciens du PCF, « aujourd’hui à la remorque du Parti socialiste ».
Tradition familiale
Une famille politique à laquelle Louis-Daniel Gourmelen était pourtant solidement attaché, par tradition familiale. Un père marin-pêcheur dans le Cap-Sizun ; une tante résistante dans le secteur de Pont-Croix et déportée... Dès l’âge de 14 ans, ce Douarneniste d’origine rejoint les Jeunesses communistes, avant d’intégrer le PCF en 1971. « Mon idéal d’alors n’a pas changé, commente-t-il. Il s’agit de combattre le capital, dont on subit les méfaits tous les jours ». Une ligne qui le conduira à entrer en désaccord avec le parti dès 1983, « après l’entrée de ministres communistes au gouvernement ». Pourtant, pendant quelques années, il poursuivra son action au sein du parti, étant même élu adjoint au maire dans la commune où il réside, Blainville-sur-Orne, dans le Calvados. Mais au début des années 90, il franchit le pas, et quitte finalement le PCF. En 2001, il est candidat aux cantonales à Ouistreham. Sous une étiquette « Divers gauche », il décroche 2,62 % des voix.
« Exterminer le capitalisme »
Avec quelques dizaines de candidats aux législatives présentés dans toute la France, « Communistes » cherche à se faire un nom. « On a choisi cette circonscription parce qu’il existe ici une tradition communiste, explique Louis-Daniel Gourmelen. Il y a beaucoup d’industries, et un véritable potentiel pour nous ». Et il poursuit. « Notre objectif est de nous implanter dans le secteur. On a aussi un candidat dans le Morbihan. Ensuite, on compte bien se faire connaître dans tout le Finistère ». Côté programme, la ligne est claire : nationalisation des moyens de production, SMIC à 1.500 € nets par mois... « On veut exterminer le capitalisme, dit-il, sans concession. Et montrer que le Manifeste de Marx est toujours d’actualité ».